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[Salem - Massachusetts] Un peu de magie n'a jamais fait de mal à personne ! [Team JLD]
John Constantine


Ce qui me pose toujours le plus de problèmes ce n'est pas tant de devoir me frotter à des démons, des créatures mythologiques, ni même à la Présence en personne. Non. C'est surtout quand les trois se sont misent d'accord pour m'emmerder ! Et pas qu'un peu. Pourquoi, à chaque fois qu'un nouveau film débile parlant de magiciens au rabais sort au cinéma, tout le monde fonce s'acheter une planche Ouija histoire de bien foutre la merde ? Putain de monde débile. La magie, c'est dangereux. J'en sais quelque chose et "elle" aussi. On se retrouve donc ici, à Salem, quoi de mieux comme exemple pour ouvrir le bal qu'une ville qui a vu la majeure partie de sa population partir en fumée sous prétexte qu'elle était composée de sorcières ? Conneries… La mienne de sorcière n'est pas du genre à se laisser faire aussi facilement. Notre première rencontre me l'a bel et bien démontré. Bref. Il fait plutôt beau aujourd'hui, pas un nuage à l'horizon, la température n'est pas désagréable pour la saison, rien ne démontre que derrière les portes de cette vieille bicoque complètement retapée se cache ceux que je suis venu chercher. Pas de protections, pas de barrières magiques. La flamme éclaire mon visage tandis que je passe entre les immenses barrières de métal. Ca pue la magie noire ici. Pire encore, ça sent… Le démon. Car oui, les démons ont une odeur, de l'eau de Cologne renforcée au souffre et aux larmes de déchus. Sympathique n'est-ce pas ?

Tiens, quand on pousse les portes elles s'ouvrent. Comment ça c'est normal ? Pénétrer dans une baraque remplie de démons, où tout le monde vous regarde avec une haine à peine voilée et démontrant par contre une réelle volonté de vous manger le visage avec avidité… C'est quand même étonnant. Puis plus rien. Le vide, le calme, le silence le plus sinistre qui soit. Seule une voix pénètre mon esprit. Merde. Je la connais. Elle tente de m'envoûter – encore une fois –, mais sans le succès qui lui fut offert la dernière fois. Des tentacules rouges glissent, remontant jusqu'à mes chevilles, les enserrant. Coup classique, je me retrouve la tête en bas, le trench pendant jusqu'au sol. Gardant mon flegme habituel, la clope au bec, je la salue. En souvenir du bon vieux temps, j'y ajoute même une réflexion amusée.


- Salut. Tes tentacules ont grandis non ? On dirait que tu as prit un peu de poids depuis la dernière fois.

Réponse rapide. Mon crâne percute le sol. Je suis sonné quelques secondes. Outch ! Violente la demoiselle. Son visage blanc, tuméfié par des années d'une folie furieuse s'approche de moi, son regard me lance des flammes ardentes qui pourrissent un peu plus l'ambiance. Finalement, ses tentacules laissent place à des bras, des jambes, des cheveux vermeils et une poitrine… Opulente ? Pour être poli. Veronica Delacroix. Dans un état bien moins… Végétatif et perdu que je ne l'ai connue par le passé. Apparemment les voyages à travers l'Occulte lui ont fait prendre conscience de ce qu'elle était au fond d'elle-même. Néanmoins, pas le temps pour les simagrées. Elle s'approche, d'un pas ferme alors que, encore assit par terre, je m'allume une nouvelle clope, la première s'étant cassée dans la chute, je dois bien reprendre là où j'en étais non ? Sa prise est forte, violente, ses ongles pénètrent la peau de mon cou et elle me soulève aussi facilement qu'une brindille. Son regard d'un bleu profond plonge dans le mien, et alors que sa langue me lèche la joue, elle fini par parler.

- John Constantine… Vilain petit canard. Tu ne devrais pas te trouver ici. Nous sommes trop puissants pour toi. Tu devrais… Oublier tout ce que tu sais et nous laisser agir. Nous avons été appelés pour sauver le monde de cette lumière que les humains prient. Tu ne peux comprendre John Constantine. Nous sommes les créateurs d'un nouveau monde. Un monde… Merveilleux. Où toi et moi, seront enfin ensemble.

Putain ! Mais quelle haleine… Démoniaque ! Ma clope s'embrase devant mes yeux et je manque de me brûler les sourcils avec ces conneries. Elle a dit quoi au juste ? "Nous" ? Alors comme ça elle n'est pas seule. Super… Ironie quand tu nous tiens. Mes pieds flottent dans le vide, et mes bras, plantés dans mes poches, attendent l'instant précis où elle se décidera à me jeter violemment contre un mur, histoire de se débarrasser de moi.

- Je ne te connaissais pas si… Utopiste Veronica. Un monde merveilleux, voilà qui m'intrigue. Mais pour le coup, tu n'es pas aussi Ancienne que ça si ? D'après Lovecraft, ce n'est pas toi qui dois répondre à l'Appel. Quoique… Les tentacules… C'est trompeur.

Vol plané, arrivée non calculée contre le mur adjacent. Mes yeux se ferment, ma bouche se remplie de sang. Aïe… Elle me susurre quelques mots, et disparaît. Plus personne, la baraque retrouve son apparence désuète et détruite. Seul, affalé sur le sol, le sang coulant de mes lèvres, j'éclate de rire. Ce n'est pas que pure folie de faire de la magie sans en connaître les conséquences, par contre, me laisser lui piquer une sphère obscure, ça par contre, c'est pire que de la folie. C'est une connerie de sa part. Mes jambes me tiennent assez pour que je puisse sortir. Direction, la rivière. L'endroit habituel où les sorcières finissaient leurs jours. Le supplice de l'eau ou le bûcher… Sympa comme choix. Malgré tout, je ne pourrais pas les affronter seul. Si ce n'était que Veronica, je ne dis pas. Toutefois ce n'est pas qu'elle. Un magicien ne dévoile jamais tous ses tours. Mirabaï répondra très certainement à mon appel, quand aux autres… Advienne que pourra. Une clope, un sort, et je trace rapidement des glyphes de téléportation sur le sol. D'ici quelques minutes nous serons assez pour les affronter. A mieux, une demi-douzaine me répondra, dans le pire des cas… Ce sera Mirabaï et moi. Calmement, j'observe les formes qui apparaissent, celles qui repartent, avant d'être entouré. Pas sûr qu'ils accepteront tous de m'aider. On verra bien.

- Bienvenue à Salem, berceau des sorcières, des exécutions hâtives et… Du whisky frelaté !

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John Constantine
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Dim 10 Fév - 15:44
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June Moone
Ça arrive à tout le monde d’être surpris. Une bonne surprise comme un cadeau ou une fête inattendue. Une mauvaise comme de marcher tranquillement dans la rue avec les pieds bien encrés sur le sol dure et tout d'un coup, votre pied se pose sur une substance glissante. La difficulté de trouver une réaction appropriée pour une attention non souhaitée. La relative sécurité vaporisée quand on vous enlève la certitude que tout va bien. Il y a ceux qui aime et ceux qui n'aime pas les surprises. Moi, je n'aime pas trop ça. Enfin pas au point de piquer une crise. Mais même pour les personnes qui aiment les surprises, une surprise provenant de Constantine, ça donne toujours une montée de rage fracassante.

Vous vous doutez de la suite, je suppose. Moi, en jean/T-shirt, tablier et chaussons en forme de lapin. Mes pieds solidement campés sur le sol de ma cuisine, la seconde d’après s’enfonçant dans la boue. Ma première impression fut que j'avais encore raté ma potion et que le plancher avait fondu sous moi. Mais mes sens furent assaillis de suffisamment d'informations pour que je comprenne la situation. Le froid de l’extérieur, les bruits de la nature et la salle face de ce blondinet machiavélique. Je poussais un cognement excédé à m'en érailler la gorge. Inutile de crier son nom ou de l'insulter. Dans ces cas la, il est tel un canard, tout ce que vous pouvez lui lancer verbalement glisse sur lui comme l'eau sur le volatile. Plutôt un connard oui !

Et pourquoi le parallèle mauvaise/bonne surprise ? Parce que moi, je n'ai pas aimé être téléporté de force. Mais je ne suis pas seul...


*Ooooh Constantine, c'est toujours un plaisir de le voir et de répondre à ses appels. Et surtout de te voir tenter de l’étrangler avec tes petits bras minuscules.* L’Enchanteresse riait de bon cœur en virevoltant autour de moi. Rien de magique, juste une projection de mon esprit pour la rendre plus réelle, pour éviter de totalement perdre les pédales.

"Silence !"

Je lui hurlai dessus en ne sachant plus vers qui projeter ma colère. D'un œil extérieur, j’étais une folle qui se parlait à elle-même. Pour les connaisseurs, ils ne pouvaient profiter que de la moitié de la conversation. Je jetais un regard noir à la sorcière puis au sorcier. J'étais vraiment en mauvaise compagnie.

"T'as intérêt à t'expliquer rapidement, escroc, sinon..."
Je le menaçais avec ma cuillère en bois que je tenais encore en main quand elle m'interrompit de nouveau.

*Inutile, il sent le soufre, il a sûrement besoin de MOI pour combattre un démon. Et je te parie une soirée de liberté qu'il l'a invoqué lui-même.*
Toujours aussi joyeuse, elle attendait patiemment. Et moi, je remarquais que l'on n'était pas seul tout les trois...
June Moone
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Mar 19 Fév - 0:01
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Jason Blood
Le noir pour seule couleur, la culpabilité pour seule émotion, le froid pour seule couverture, et sa voix pour seule sonorité. Jason avait la gorge affreusement sèche, mais subissait les affres de la déshydratation avec reconnaissance : souffrir était l'apanage des vivants. Il n'avait, de plus, pas terminé son hommage de la journée.

... Susan Hampson, Bryan Rosier, Janet Lumas, Edward Greenfield... Égrena-t-il scrupuleusement comme la veille, et comme chaque jour depuis Norfolk, accroupi sur le sol rude et inconfortable de sa minuscule cellule des locaux d'A.R.G.U.S.

Dire que le britannique trentenaire avait cru que National city resterait pour toujours son pire souvenir lié à Etrigan et ses débordements... Maintenant que la débâcle de l'U.S.S. Kennedy se trouvait derrière lui, le druide mesurait combien il s'était illusionné ; après National city, il s'était senti coupable, mais pas au point d'en perdre l'appétit, et ne s'était pas senti obligé de mémoriser le nom de chacune des personnes mortes lors de sa perte de contrôle. Après National city, il avait pu se reposer sur la responsabilité partielle de Poison Ivy pour justifier sa faute, et alléger le poids qui pesait sur son âme. Pas lors de sa mission en Virginie. Pas après avoir intégré le nombre de familles qui pleureraient un disparu parce qu'un démon avait réussi à lui faire faire ce qu'il voulait. Waller avait dû le priver de draps et de couverture, puis supprimer de sa cellule tout ce qui aurait pu devenir un instrument de " rédemption " entre les mains traumatisés du guide touristique. Dire qu'il avait cru servir les intérêts d'une force désireuse de sauver des vies... A.R.G.US. avait obtenu ce qu'il voulait, avec le drame du porte-avions : un grand pas en avant vers une législation qui ne distinguerait plus les bons et les mauvais métahumains, un retour des individus normaux à la tête de la gestion des crises. Pour son rôle déterminant dans ce bain de sang, Jason avait été remercié et mis sur la touche, sous prétexte qu'il était désormais trop instable pour retourner sur le terrain. La matrone d'ébène avait même eu le culot de prétexter une timide compassion pour légitimer les congés imposées à son subordonné, en feignant de s'intéresser à son bien-être et en lui suggérant de se reposer " aussi longtemps que nécessaire ". Un cadeau qui ne lui coûtait rien, puisque Waller avait déjà obtenu ce qu'elle convoitait d'Etrigan, et qu'aucun repos dans sa cellule n'aiderait le possédé à aller mieux. Pire même : laissé ruminant à l'ombre de ses remords, l'anglais empirait tout seul son état en examinant avec dureté ses échecs. Il ne parlait plus que pour une chose, à présent, et d'un timbre aussi granuleux et terne que son teint.


... Mathew Bennington, Eleonore Fuller, Kelly Kelton, Sebastian Driver...

Aussi sale physiquement que moralement, le pénitent griffa de ses ongles trop longs la peau de ses avants-bras, en ne réussissant pas à refouler les larmes brûlantes qui finissaient invariablement par couler chaque fois qu'il nommait ses victimes. Les mèches collées de ses cheveux châtain lui auraient voilé la vue, s'il s'était trouvé dans un lieu éclairé par de la lumière.

« Un sac d'os qui se nourrit d'amertume », voilà une bien belle description posthume !
Comptes-tu ramener les morts à la vie ? Crois-tu pouvoir user de nécromancie ? À moins que tes idées moribondes t'aient soufflé des perspectives fécondes ?
Ricana méchamment le fils de Belial, et seul véritable responsable des centaines de morts qui affligeaient la Virginie.

Usé et abattu, son hôte ne rétorqua rien. La méditation seule ne l'aidait plus depuis longtemps à lutter contre les incessantes saillies du rimeur, on ne lui autorisait plus à se concocter des tisanes de peur qu'il ne s'empoisonne, et sa geôle avait été spécialement conçue pour lui interdire l'usage de la Magie. Sans ses recours classiques pour maintenir son moral à un niveau supportable, Jason avait descendu la longue pente du désespoir à la même vitesse que son apparence s'était dégradée. Totalement déconnecté et déphasé, il s'endormait et se réveillait dans la plus complète obscurité, et ne voyait la lumière que lorsque ses besoins élémentaires devaient être satisfaits. Ignorant quel jour, quelle heure il pouvait être, le britannique grimaça en sentant qu'on cherchait à l'arracher de son emplacement actuel, et aurait résisté s'il en avait eu la volonté. Au lieu de quoi il éprouva l'inconfortable vertige d'un appel, pour finalement se retrouvé conjuré sur les rives humides et boueuses d'une rivière. Sa tenue noire de détenu, moins crasseuse qu'il n'aurait pu le redouter, gagna aussitôt plusieurs tâches qu'il ne vit pas tout de suite, puisque la luminosité ambiante l'aveugla. Le temps que la cécité du druide ne s'estompe, la voix d'un compatriote teintée par l'accent nicotiné de Liverpool lui signala ce qu'il aurait dû déduire de l'environnement familier. Péniblement, Jason remonta sur ses jambes en se recoiffant maladroitement. Par chance, une jeune femme à la voix agacée s'était occupée de distraire l'assemblée pendant qu'il reprenait ses marques.


Est-ce une autre possédée que voici ? Aurions-nous à faire à si fort parti ? Reconnut sans délai le général infernal, dont la voix gutturale n'informa personne, sinon celui que devait supporter sa présence au quotidien.

John bloody Constantine. Grogna l'autre citoyen de la couronne britannique, en dévisageant le fumeur d'un œil à la fois noir et curieux. Looks like you have been through some tough encounter, mate. Nota l'anglo-saxon, chez qui la convocation inattendue chassait la poisseuse mélancolie.

Il plane sur Salem l'arôme des cendres. L'un des neufs cercles noirs va faire une esclandre. Précisa mentalement le démon, en orientant l'attention de son vaisseau de chair vers une ruine qui aurait pu passer inaperçu, si Etrigan ne s'était pas piqué d'y révéler les traces olfactives du passage d'un corps parasité par les énergies infernales.

La jeune femme rousse exigea de savoir pour quelle raison Constantine avait convoqué l'hétéroclite assemblée sur les berges d'une rivière du Masachusetts. Jason répondit à la place du démonologue.


L'explication est toute trouvée Il adressa un sourire aigre à l'intéressé, après s'être longuement intéressé à la bicoque. John ici présent veut régler un problème trop gros pour ses seules épaules. Il a donc lancé plusieurs bouteilles à la mer, dans l'espoir qu'un nombre suffisant d'entre nous se sentent assez concernés pour venir lui prêter main forte. Déduisit le druide, avant de s'approcher de son compatriote portant griffure et marque de coup. What happened to the old « I have to do this alone » routine? Je croyais que tu ne pouvais pas t'entourer, parce que les gens à ton contact finissaient tous par mourir ou connaître un sort pire encore ? Crut se rappeler l'agent d'A.R.G.U.S., en renvoyant le misanthrope à son discours coutumier, avant de revenir au cœur du sujet. Il doit s'agir d'un problème sacrément important dont tu brûles de nous parler, alors vas-y, annonce-nous donc quel cataclysme menace d'engloutir cette dimension.

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Jason Blood
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Mer 20 Fév - 19:42
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Mirabaï Cehleste

Tout ce que je voulais, c'est qu'on me foute la paix. Je commençais en avoir un peu marre de toute cette magie. J'adorais l'aventure, le sang et la torture. Mais je me demandais si il ne serait pas temps de me poser et d'avoir une vie de mémère. Nan… le goût de l'aventure. L'adrénaline de l'instant. Le frôlement de la mort. C'était ma drogue. J'étais sur cette Terre, depuis un sacré moment. Mais je n'avais pas encore vu ou vécu tout ce que je devais vivre dans cette vie, de sortilège. Seule, sur mon lit, dans une chambre noire, complètement nue je regarde le plafond les yeux dans le vide. Une lumière apparaît au sol, ou plutôt un cercle de téléportation. Et la seule personne que je connais, qui puisse faire appel de cette manière le faisait, c'est vraiment qu'il avait besoin de moi. Juste le temps d'attraper mes cuir poser à côté de moi sur le lit et c'est parti. Arrivé de l'autre côté, j'étais de nouveau habillé et j'étais en train d'enfiler mon blouson préféré – cuir et moumoute – quand je me retrouvé fasse aux yeux de John.
 
- Tiens, salut ! Dans quelle emmerde tu t'es encore fourré pour faire appel à moi ? Et pas qu'à moi on dirait …
 
Mon nom était aussi connu que celui de John, dans certains endroits. Et plus particulièrement, ici, au berceau de certaine magie : Salem. Je connaissais ses lieux, plus que de raison. J'avais passé un certain temps, parmi les sorcières de ce cercle, à la recherche de réponse ou de compagnie. Ici, ma magie trouvait ses racines, et elle en était plus puissante. Cela peut surprendre, si l'on ne le sait pas. Pour moi, c'était juste une bouffée d'air pur. La puissance et l'énergie de cette ville, me rappelais d'où je venais et qui j'étais.
 
L'odeur du souffre qu'il émanait de lui, m'en appris plus que des paroles. Et les quelques bleus qui fleurissaient autour de son coup n'étaient pas vraiment de bons augures. Je m'approchais de lui, lui tournant la tête, pour examiner de plus prêt ses marques. Et je n'aiamis pas ce que j'y voyais. Des marques bien distinctes de tentacules. Et ce parfum acre et doux en même temps. Vanille et mort. Et la jalousie m'envahi. Mes yeux devinrent violets de rage. Je me rappelais soudain, que nous n'étions pas seul. Ce n'était pas le moment de faire une crise de jalousie. Il avait plus important à ce moment. Et si John, m'avait fait venir c'est qu'il savait que j'avais encore des attaches ici, et que j'étais potentiellement une alliée de taille face à ce dont on devait affronter.
 
Les odeurs de cendres, m'en dit long. Ici, au bord de cette rivière ce n'était pas du tout normal. De ce que je me rappel c'était un lieu de recueil pour beaucoup d'entre nous. Un lieu de prière et de certains sorts de protection, pour faire appel à la nature. Si il avait ici, une telle odeur c'est que des forces plus puissantes c'était lié, et ce n'était en aucun cas, bon signe. Un léger regard autour de moi et je m'aperçu que les lieux avaient changé. Pour un œil inconnu, rien ne s'emblerait différent. Mais pour le mien, tout l'était. En surface, c'était juste un bord de rivière entouré d'une nature paisible et agréable. Mais pour moi et mes sens, surtout, c'était un monde terrorisé et affaibli. Des forces puissantes s'en prenaient à la nature elle-même. Et donc à l'essence de la magie. Et John nous avait fait venir pour rétablir les choses.

 
- Je vois que tu as fait appel au meilleur d'entre nous. Alors expliques toi…
Mirabaï Cehleste
Mirabaï Cehleste
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Mar 5 Mar - 18:26
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John Constantine

Le sort avait donc bien fait son office. Nous n'étions guère nombreux. Mais heureusement pour moi, j'avais réussi à éviter certains bien-pensants du monde de la magie. Pas de Fate, de Zatanna ou autre… Rien que du démon bien chiant et poétiquement odorant, une rouquine au caractère bien trempé et… Mon amour de sorcière. Quatre… Bien peu pour affronter ce qui nous attendait, mais tant pis, comme dirait le proverbe, à défaut de grives… Je m'allumais une clope alors qu'ils apparaissaient les uns après les autres. La fumée vint caresser mon visage, forçant quelques larmes à couler le long de mes joues. Cette sale habitude avait la dent dure, et même si Mirabaï râlait un peu plus tous les jours ; rien n'y faisait. D'ailleurs, je ne pu empêcher ce qui arriva, ou plutôt, ce qui m'arriva lorsque tous parvinrent jusqu'à la sortie du tunnel magique. Le portail se referma juste après, les glyphes disparurent tandis que le vent commençait à souffler de plus en plus violemment. Apparemment, c'était la manière "classique" de saluer l'arrivée de l'une d'entres elles. Ou alors de bien me faire comprendre que j'étais encore plus con que d'habitude en tentant de combattre des démons contre d'autres démons. June me pointa une cuillère en bois au visage. M'hurlant presque dessus, m'invectivant de répondre à ses questions, je ne pouvais m'empêcher de rire en voyant l'accoutrement de cette dernière. Madame est servie ? Ou plutôt… Mamie Nova fait de bons gâteaux ! Chacun possédait son exutoire à ses actes. La preuve en était de la manière dont parlait Jason… Et surtout dans l'état où ce dernier se trouvait. Cacher ses plaies physiques est une chose, mais la douleur que l'on ressent, lorsque la magie elle-même nous brise, contraignant nos muscles et notre volonté aux pires bassesses… Ca par contre ça laisse des traces. Je suis plutôt bien placé pour le savoir.
 
Rapidement suivit des explications de Jason et d'une question de Mirabaï, les propos de June trouvèrent une réponse relativement… Correcte. Dans ce monde tout est relatif à dit un jour un philosophe. Sauf pour celles et ceux qui perçoivent ce qui les entoure avec l'œil ouvert de la magie. Sans le laisser apparaître, les paroles du Druide me vexent quelque peu. Oui, je déteste me trouver avec quelqu'un d'autre, trop sont morts à mes côtés. Sauf que pour le coup, je n'en ai pas le choix. S'il n'y avait eu que Veronica la question ne se serait même pas posée. Quelque part il avait raison dans ses propos. Je ne pouvais agir seul, pas cette fois. Avant même que je n'eu le temps de répondre, je vis Mirabaï s'approcher de moi, attrapant ma tête elle me la secoua dans tous les sens, observa et tout en sentant sa colère monter, je tentais de lui sourire. Juste comme ça… Pour bien l'agacer. Elle savait se tenir, et puis je la connaissais assez bien pour savoir qu'elle ne ferait pas d'esclandre ici. Ma petite sorcière attendrait que l'on ne soit que tous les deux pour bien me le faire payer ! Ce petit interlude passé et tout le monde étant accroché à mes lèvres, je pu commencer à leur expliquer les raisons de leur présence à Salem…

 
- Jason, toujours aussi perspicace je vois. C'est rassurant d'avoir quelqu'un comme toi à ses côtés. Sauf que tu te mets à répondre en rimes… (Chacun son don, le mien, c'est de faire chier le monde !) Pour faire court, et… Baisse cette cuillère en bois June, tu risques de blesser quelqu'un. Comme vous le savez tous, certains démons n'en ont strictement rien à faire de l'humanité, à leurs yeux ce ne sont que des pantins ou des jouets inutiles ; mais pour d'autres… Il s'agit d'une source inépuisable de magie. Veronica Delacroix fait partie de ceux-là.
 
Ouvrant les bras, je fais apparaître une sphère lumineuse. Flottant dans les airs, cette dernière dévoile les capacités de ma "très chère" conquête passée. Tentacules et visage de folle furieuse, magie noire et volonté de fer. Tout pour plaire. Oui, je l'avoue, j'aime les femmes de caractère ! D'un mouvement de la main, et après m'être rendu compte que, comme un imbécile je venais d'utiliser une partie de mes capacités sans le vouloir, la sphère disparue presque instantanément et, la clope au bec, je continuais mes explications. Tentant, tant bien que mal de m'extirper quelques secondes de la menace de l'arme de fortune tenue par June.
 
- Victoria n'est pas seule, et c'est sur ce point que Jason a raison. J'ignore ce qu'elle prépare, ou plutôt, ce qu'ils préparent. Le seul point de départ est cette maison en ruine derrière vous. Lorsque nous étions à l'intérieur, une puissante magie a modifié la réalité. Peu sont les démons qui en sont capable. Alors que presque tous ont la possibilité de cracher des flammes… Si nous venons à devoir affronter cet abruti et son chat… Je crains que, même à quatre, ce ne soit pas assez pour le vaincre.
 
Tournant les talons, je m'approchais de la maison, leur faisant comprendre qu'ils devaient me suivre. Leur demander gentiment ? Quelle étrange idée que voilà ! Faisant donc face à ce tas de ruines abandonné depuis bien longtemps, je regardais les vieilles pierres rongées par la pluie et envahies de ronces et de plantes grimpantes. Que devions-nous trouver ? Un portail, une passerelle entre les mondes, la moindre petite trace de magie qui traînait encore ici. Sans l'avouer, je n'en étais pas capable. Trouver quelqu'un avec un pendule, ou à l'aide d'une carte, ce n'était pas vraiment mon point fort. Ils étaient trois. L'un d'entre eux en serait bien capable  non ? Et puis… Avec un peu de chance, June se servirait de sa cuillère en bois comme d'une baguette de sourcier pour remonter la source de la magie.
 
Plus j'y réfléchissais, plus le mystère s'épaississait. Victoria n'était pas seule… La amrque magique était la sienne, c'était un fait avéré. Mais pourquoi lui ? De plus, il y avait quelqu'un d'autre, il nous observait, de loin. Que désirait-il ? Etrigan ? Nombreux étaient les démons supérieurs désireux de lui faire la peau, presque autant que ceux qui m'en voulaient personnellement… Maintenant, il ne restait qu'une chose à faire pour moi, attendre, observer et… Peut-être même, m'en griller une petite… La magie était là, tout autour de nous, mais le portail ne cessait de bouger. Il fallait que l'un d'entre eux réussisse à l'ouvrir. Les faire venir m'avait salement fatigué, et je sentais mon cœur s'emballer un peu plus à chaque seconde, mes poumons brûlaient et, discrètement, je retins un fin filet de sang qui coulait de mes lèvres. Merde… J'avais vraiment prit cher !

 
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Dim 10 Mar - 12:08
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June Moone
J'étais soulagé de voir que Constantine avait kidnappé si peu de personne, un peu moins quand je réalisais qu'ils étaient amicales avec le ravisseur. Un vieil homme d'au moins 50 ans en piteux état, semblait enclin à l'aider, un compatriote anglais semblait-il. J'avais vu plein de cas comme le sien. Un humain rongé de l’intérieur par un démon. A tel point que son apparence physique en était altéré. C’était comme un cancer, tout aussi mortel et douloureux. Il n'en avait plus pour très longtemps et il n'y avait que Contantine pour tirer un mourant de son lit pour combattre à sa place.

*Je sais à quoi tu penses, mais tu te trompes. Cet homme n'est pas dans cet état à cause du démon, mais à cause de sa nature humaine.*

J'ouvrais de grands yeux. Bien que l'on partage la même tète, il nous est impossible de lire dans les pensées l'une de l'autre. Mais étrangement, elle devinait souvent ce qui traversait mon esprit. Je ne suis pourtant pas un livre ouvert. En tout cas, cette révélation était surprenante, si elle était correcte. L’Enchanteresse avait tendance à voir le monde de façon simpliste. Les choses sont parfois trop complexe pour son regard perçant. C'est d'ailleurs lui qui me gratifia d'une réponse en premier. Sauf qu'il se trompait avec son histoire de bouteille, je n’ai jamais accepté d'aider et de venir ici...


"Attends, tu as bien dit que tu as répondu à un appel ? C'est quoi ces conneries ?"


*Que tu es vulgaire, ton pouvoir est trop faible pour que tu aies remarqué sa demande d'assistance. Alors j'ai accepté pour nous deux.*

J’étais sur le point d'exploser, mais j’étais aussi choqué. Depuis quand l’Enchanteresse pouvait agir sans que je l'appelle ? A quoi crier encore plus sur Constantine ou sur ma moitié ? Je préférais ne pas y penser et me concentrer sur le moment présent. Sur cette femme aussi belle que puissante, par exemple. Je sentais une pointe de jalousie. Que ce soit l'injuste loterie génétique ou quelconque artifices occultes, elle était rayonnante. A coté d'elle, je ressemblais à une souillon, une apprentie ménagère nulle. On est comme on est. Il faut s'accepter, mais ce que j'avais du mal à digérer, lorsque l’Enchanteresse prend le contrôle, elle est tout aussi saisissante. Alors que l'on partage le même corps. Comment est ce possible ça!? Elle semblait être la compagne de John. Mince, je pouvais comprendre que son coté TRÈS mauvais garçon pouvait attirer les femmes, mais de là à garder plus d'une journée, c’était un foutu miracle.

Justement, il prenait enfin la parole pour s'excuser, NON, pardon pour s'expliquer. Je regardais ma cuiller avec intérêt toute en l’écoutant. Une substance verte gélifie, presque solidifiée stagnait sur le bout. J’étais en train de faire une potion pour tuer les limaces. Apprends les bases qu'il m'a dit, c'est surtout pour se foutre de moi un peut plus je suis sûr.

Ses explications étaient d'un banale. Des Démons. Blabla fin du monde. Blabla je frime avec un souvenir matérialisé. Tout ça pour dire qu'on allait ramper dans la crasse de cette ruine pendant qu'il allait fumer une clope tranquillement à l’extérieur. Oui, j'allais le faire parce que je lui devais bien ça. Il m'avait sauvait de l’Enchanteresse par le passé. Plus vite j'aurais payé ma dette, plus vite je pourrais lui fracasser le crâne avec ma cuillère. Comme à mon habitude, mon aversion pour la sociabilisation m’empêcha de faire connaissance avec les inconnues. Je me dirigeais avec dédains et difficulté vers la maison. Mes chaussons lapin n’étaient pas fait pour crapahuter dans la nature et je n'allais certainement pas me mettre nu-pied ici !


*Tu aurais pu dire bonjour...*


"Ce n'est pas un bon jour..."


Ce n’était pas mieux dans la maison. Des herbes avaient poussé entre les lattes en bois probablement posé sur de la terre battue. J'avais l'impression d'avoir des chaussure de clown a chaque fois que la tête d'un de mes lapins s’écrasait sur un mini buisson.

*Là une zone safe.*

Effectivement, il y avait un endroit sans végétation, je m'y dirigeais donc. Puis une fois atteint ce poste d'observation... j'observais. C'était vraiment à l'abandon, mais sans doute parfais comme cachette de monstre fuyant le soleil fomentant un mauvais coup.


*Il faut que tu fasses un effort avec les gens. Je sais que cela ne t’intéresse pas, mais fait semblant. Demande leur leurs noms par exemple. Tu n'as pas trouvé Constantine un peu pâle ?*


"Non, il n'est pas encore assez pâle à mon g... Attends, pourquoi il n'y a pas de mauvaise herbes à cet endroit?!"


Encore un coup de l’Enchanteresse. Elle m'avait délibérément aiguillé vers la solution et se délectait de mes tâtonnements. D’ailleurs, elle avait l’air déçu que j'ai trouvé si vite. Si la maison était posée à même la terre, il devrait y avoir une infestation à travers toute la surface du plancher. Il ne devrait pas y avoir un manque si loin des murs. Un trou sous le bois creusé pour y cacher quelque chose ? Un puits pour descendre plus profondément dans un sous-sol secret ? En plus, je ne ressentais pas de magie. Je n'avais pas envie de savoir, je m’éloignais donc en pointant la zone du doigt. L'image des tentacules était encore présente dans mon esprit, trop peu pour moi.


"Hé ! Ici, il y un truc bizarre avec le planché à cet endroit !"
June Moone
June Moone
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Lun 25 Mar - 0:21
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Jason Blood

Après tout ce temps, le voici revenu dans la ville qu'il avait initialement choisie pour siège aux états-unis. Un long regard mélancolique permit à Jason de retrouver ses marques, dans cette cité de la côte est qu'il avait tant et plus faite visiter à des touristes curieux de parcourir les rues et les vestiges de la célèbre Salem. Puis il nota la présence de Le Forlon, qu'il salua d'un respectueux mouvement de la tête, se sentant soudainement gêné par son physique négligé. Ensuite, un voile noir passa sur ses prunelles marrons, lorsque son attention retourna vers la misérable masure pulsant les rémanences d'une présence maléfique. Une présence qu'il aurait pu contrer dès son apparition en Nouvelle-Angleterre, s'il avait été sur place, et non à l'autre bout du monde, servant les intérêts moribonds d'Amanda Waller. Obnubilé par ses seuls problèmes, le britannique resta sur place plutôt que de se mêler aux conversations, à serrer les poings, son corps frissonnant sous la caresse trop fraîche de l'extérieur. Son alter-ego, en revanche, ricana d'approbation en entendant le spécialiste des arcanes noires affirmer que les démons voyaient en l'humanité un bétail. Son hôte releva simplement le fait qu'on sollicitait son aide.

This is my true calling. Constantine m'offre une chance de renouer avec mes racines, de revenir aux sources de mon combat. Se motiva intérieurement le druide trentenaire, rasséréné d'être en présence d'une sorcière centenaire servant les forces de la Nature sur laquelle il savait pouvoir compter.

De la dénommée June, en revanche, il ignorait tout, bien qu'Etrigan ne s'échine à lui susurrer de cryptiques indices sur qui elle se trouvait être. Cette rousse semblait principalement ne pas tenir John en haute estime, et bien que sa tenue n'en laisse rien paraître, devait probablement être également une pratiquante de la magie. Mais d'une autre branche que celle de la réputée homo magi que Jason s'était attendu à trouver parmi les appelés, puisque la seule brune dans les parages n'avait rien d'une prestidigitatrice de cabaret. Zatanna avait-elle boudé la convocation, ou était-elle déjà aux prises avec les forces du Mal ailleurs ? À moins qu'elle n'ait été sciemment tenue loin de l'affaire... Le mage celte considéra tour à tour les spécialités de chacun, décelant une forte prédominance des arts transigeant avec les ténèbres, puis réévalua la jeune femme en chaussons. Quelle genre de magie pouvait bien employer June ? Appartenait-elle aux rangs des médiums, comme le laissait penser ses interventions dans le vide ? Une shamane, ou une chiromancienne ? Le fumeur ne prit pas la peine de divulguer cette réponse, préférant parler directement des raisons qui expliquaient la présence du quatuor sur le lit de la North River.


Retrouver une ribaude à tentacules ? Encore une quête ridicule ! Pourquoi ne pas plutôt nous joindre à son conclave ? À moi le pouvoir, et les nombreux esclaves ! Rugit le fils de Belial dans l'esprit de Jason, qui balaya la proposition en grimaçant à part lui-même.

Sans mot dire, la rousse s'avança en direction des ruines envahies par la sylve que le druide prévoyait d'interroger. Son intention d'examiner les lieux accréditaient la thèse de ses dispositions médiumniques, et offrit au trentenaire britannique une occasion inespérée pour souffler une requête aux deux autres sorciers présents loin des oreilles de cette rousse dont il ne connaissait pas la fiabilité.


Say now... L'un ou l'une d'entre vous aurait-il l'obligeance de nous rendre un immense service, en jetant un sortilège de confusion sur l'implant qui se trouve actuellement dans ma nuque ? Les pria-t-il à voix basse, en surveillant de loin la silhouette de la jeune femme qui les avait précédés vers le semblant d'habitation faite de bois. Enfin, ça ou tout sort équivalent qui empêchera la puce que je porte de savoir que j'ai quitté ma cellule. Ça évitera que des agents du gouvernement viennent se mêler de nos affaires, ou que je me retrouve brusquement assommé par une décharge électrique. Whatever works. Conclut-il avec un haussement d'épaules, et sans donner plus d'explications sur le pourquoi du comment.

Il y avait un reste de froideur, derrière cette manière qu'eut Jason de formuler sa requête. Une partie de lui demeurait hérissée que Constantine l'ait simplement invoqué à Salem pour lui mettre sur le dos la responsabilité de sauver le monde sans même se demander s'il n'avait pas mieux (ou moins stressant) à faire. John se contentait de présumer qu'il pouvait être le seul à avoir un sale caractère, et que son attitude débonnaire (assaisonnée d'un accent enfumé) lui suffirait toujours à faire oublier à ses acolytes du moment qu'il leur forçait la main. Son compatriote ne cacha pas qu'il coopérait de mauvaise grâce, et pour preuve : à aucun moment il ne se proposa de soigner les blessures du sorcier au trench-coat, voire de modestement en atténuer la sévérité. En prime, opposer cette façade maussade et ronchonne à son homologue magicien permettait à l'hôte d'Etrigan de justifier sa fin de non-recevoir à toute question relative à son implant. Élevant la voix au moment idéal, June appela le trio, signalant avoir fait une découverte.


La petite trouvaille de Dzamor m'agace. J'aimerais bien lui carboniser la face...

Nobody is carbonizing anyone today. Habitue-toi à rester une voix dans ma tête, démon, car tu ne seras rien d'autre pour les mois à venir. Osa affirmer mentalement le spécialiste des mythes arthuriens en se dirigeant à allure tranquille vers la jeune femme, tandis qu'il reprenait goût à l'air frais et au parfum léger des abords de rivière.

Pour ces quelques minutes au soleil, sur les terres presque européennes du Massachusetts, Jason aurait d'ordinaire dû négocier âprement sa permission auprès de Waller. Un après-midi entier de liberté comme celui-ci, sans impératif d'aucune sorte, lui aurait coûté plusieurs missions d'extraction sur des territoires interdits aux forces américaines, et possiblement l'élimination sommaire d'une menace pour la sécurité nationale. Bien qu'il ne prévoyait pas de le reconnaître, le prisonnier d'A.R.G.U.S était reconnaissant envers Constantine de l'avoir tiré de sa cage et de ses sombres atermoiements. Il franchit l'enceinte de la propriété en promenant ses yeux sur la végétation, cherchant des traces de contamination ou des signes évidents d'un certain type de démon, mais repéra surtout l'abondance d'aulnes, de frênes et d'érables qui ombrageaient paisiblement la zone. En un court détour sur son itinéraire, le britannique profitant de la présence abondante de plante pour ramasser celles qui renforceraient son sortilège. Le temps d'être parvenu à hauteur de June, ses mains avaient émietté sa cueillette en un amas odorant et collant réuni au creux de ses paumes qu'il inhala à fond.


Chèvrefeuille et bruyère. Indiqua-t-il à sa consœur, en dispersant les débris végétaux. Le premier révèle les secrets et les désirs lorsqu'elle est intégrée à une huile ou une décoction, la seconde peut agir comme tonifiant dans un baume ou améliorer les effets bénéfiques d'une préparation. Mêlés et inhalés ensembles, ils améliorent les effets de la magie divinatoire. Expliqua le guide touristique tout en déplaçant ses mains dans les airs autour de la zone désertée par les racines.

Alright! What do we have here? Inspirant à fond pour canaliser les énergies du Green présentes, l'hôte d'Etrigan positionna grossièrement ses mains en triangle, et psalmodia son appel à la clairvoyance de la sylve. Dangoswch imi beth sydd angen ei atal !

L'effet se fit attendre, puisque petit à petit, la flore se mit pesamment en demeure de tracer au sol une indication éphémère. Jason n'avait à sa disposition qu'une puissance magique faible, tout juste suffisante pour alimenter une intéraction mineure avec les forces élémentaires, et ne se formalisa pas du délai.

Avec mon flair, la tentaculaire serait retrouvée sans même y penser. Quant à forcer l'ouverture de ce passage, ne t'y risque pas, sous peine de naufrage. Bougonna le général infernal, en fournissant limpidement l'une de ses trop rares informations à son vaisseau de chair, qui revint vers la jeune femme dont il savait peu de choses en s'essuyant les paumes sur son pantalon.

Seems I forgot my manners! Je m'appelle Jason Blood. Se présenta-t-il finalement à la rousse, en gardant toutefois ses mains le long du corps, et le regard tourné vers Mirabaï et Constantine. Oui, mon vrai nom de famille est bien Blood. Ce n'est pas un surnom que j'ai choisi pour avoir l'air intimidant. Jugea bon de préciser l'intéressé avec un sourire fatigué, tout en jetant de fréquents regards vers l'évolution des effets de son sort. In case it was not obvious, ne vous fiez pas plus à un démon qu'à John. Mirabaï est mille fois plus digne de confiance que ce bonimenteur, quand bien même sa réputation vous serait parvenue aux oreilles. Lui recommanda l'anglais, en déchiffrant rapidement les deux oghams qui figuraient dans le cercle déffriché, et qui disparaissaient déjà en pourrissant à une allure surnaturelle.

Straif and Ruis. Pas vraiment une surprise, mais au moins, nous avons une nouvelle piste à explorer. Considéra Jason, en visualisant sans difficulté Gallow Hill - le lieu de Salem qui totalisait la plus forte concentration de prunelliers et de sureaux, les deux arbres symbolisés par les glyphes. Straif et Ruis renvoyaient également aux ténèbres corruptrices, dans la tradition druidique. Fallait-il s'étonner que cette Véronica Delacroix ait laissé derrière elle un goût de pourriture, pour les plantes ?

Un peu amoindri par le coût de son sort, le mage celte fit part de ses trouvailles aux trois autres arcanistes, en s'adressant d'abord principalement à à son compatriote.


Quite a maggot, your squishy minger! Décrivit peu flatteusement le britannique, qui n'avait aucune raison de ménager ses mots à l'encontre d'une disciple des enfers. Elle te connaissais assez bien pour deviner que tu envisagerais de la suivre en empruntant le même portail qu'elle. Du pouce, le trentenaire indiqua la zone identifiée par June. So she booby-trapped it. Classique. J'ignore quel est la nature exacte du piège qui t'attendait, mais si tu t'étais empressé de la poursuivre, le petit cadeau de miss Delacroix t'aurait certainement coûté très cher. Pour une fois que tu ne t'es pas lancé aveuglément à l'encontre du danger ! S'amusa l'homme qui, de tout temps, avait toujours été trop prudent et manquait justement de ce cran si téméraire qui s'exprimait trop chez le fumeur de Silk Cut.

On pourrait se risquer à tenter de désamorcer le piège, pour réutiliser le portail... Admit Jason, qui avait lui-même pensé à cette solution. ... Mais il faudra être sûrs de notre coup. L'alternative que je propose, c'est que nous allions honorer la mémoire de Martha Corey et des dix-huit autres personnes inutilement pendues pour sorcellerie en 1632, à Proctor's Ledge. Énonça l'ex-guide touristique, pleinement dans son élément. L'endroit accueille depuis trois ans un mémorial très sobre que je n'ai pas eu tant que ça l'occasion de visiter ; de plus, contrairement à d'autres sites de sinistre réputation à Salem, Proctor's Ledge est idéal pour quiconque souhaiterait réaliser un rituel alimenté par des énergies négatives. Le site suinte encore la mort et la décomposition, à un point tel que les seuls arbres qui y poussent sont ceux qui se nourrissent de cette noirceur impalpable. Si cette Véronica a été envoyée dans cette ville, c'est sûrement pour profiter des ressources qui s'y trouvent. Supposa celui qui continuait d'imaginer que l'humanoïde en question n'était qu'une énième disciple des forces du mal que Constantine avait pris pour cible avant de la découvrir au service d'un maître trop puissant pour lui seul.

Ils appellent benoîtement le rouet, ces croyants d'un renouveau si désuet. Vous sacrifiez-vous toujours si promptement, dès lors qu'on vous promet gloire, jeunesse et argent ?

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Mer 27 Mar - 22:44
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Mirabaï Cehleste
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Ce qui me faisais particulièrement rire c'était les personnes que John avait appelées. Jason Blood, Etrigan… intéressant ! Je le connaissais que trop bien, puisqu'il était mon plus proche confident. Nous pouvions parler de tout ensemble, sans qu'il ne juge mes actes ou mes décisions. En y réfléchissant, ça ne m'étonnait même pas que John ai eu envie de le convier à cet échange. Sachant ce qu'il est capable de faire, il est un adversaire de taille… surtout pour le camp adverse. Ça promet… Il me salua de la tête, et je lui renvoyais un de mes plus beau sourire, tout en le saluant en retour.

Dans ce quatuor de choc, il y avait cette petite demoiselle. On aurait dit qu'elle était perdue, au milieu de tout ce beau monde. Mais je ne m'y trompais pas ! Malgré son apparence de fée du logis, avec ses pantoufles lapins – qui m'arracha un sourire – elle cachait une force impressionnante. Je ferma les yeux et pris une grande respiration. Et… je la senti… cette magie. Cette puissance. Et ben ! John, tu nous avais carrément ramené l'Enchanteresse. Ben dit donc, c'est du lourd que tu nous prévois.

Mais pas le temps, de faire les présentations dans les formes. John avait de nouveau utilisé ce qui ne devait pas. Et je remarqué, qu'il était dans un sale état. Ça ne me plaisait pas beaucoup. Il semblait vouloir le cacher, mais il souffrait. Serais-ce pour ne pas alarmer nos nouveaux compagnons d'armes ? Ou c'était à moi qu'il voulait cacher sa souffrance ? Même si il était un grand garçon, je ne pouvais m'empêcher de m'inquiéter pour lui. Il y avait entre nous plus qu'une amourette. Je savais au fond de moi qu'il était celui qui m'était destiné, celui que j'avais attendu tous ses siècles sans jamais espérer le trouver. Et de le voir dans cet état, ne me rassuré pas beaucoup, et encore moins sur ce qui nous attendait. Lorsqu'il nous montra la créature avec laquelle il avait eu certains échanges, pas très agréable, je compris qu'il utilisait un pouvoir qu'il n'aimait pas dévoilé. Si il le faisait c'était vraiment qu'il avait confiance, et surtout qu'il fallait que l'on ne prenne pas cette mission à la légère.

Je me mis à serrer les points, à me pincer les lèvres et à voir rouge ou plutôt violet. La jalousie. J'étais jalouse ? Sérieux ? Je secouais la tête et me pinça l'arrête du nez, alors qu'un grognement monta dans ma gorge. Ce n'était pas le moment de faire un esclandre. Il y avait plus important à ce moment précis. Mais je ne pu m'empêcher de lui envoyer un regard noir, rempli de sous entend. Pas plus que je ne pu contrôler la gifle qui venait frapper son visage.

Les mains dans les poches, en mode boudeuse, j'avançais vers ce nouveau terrain de jeu. Suivant de loin notre belle rousse. Lorsque Jason, s'approcha de nous, en nous demandant un petit service. Plaçant ma main sur sa nuque, je fis sortir la puce qu'il avait d'implanté en l'enveloppant de mon aura – non sans mal pour lui - et l'a fit volé jusqu'à John.


- Renvoi ça à sa place s'il te plait ? (Lui demandais-je sans même le regarder.Me tournant vers mon confident, je lui dis : ) Désolée pour ça… mais c'était la meilleure option.

La demeure était noire et assombri par les essences de mort qui l'entourait, ça puait le sang. Je laissais la petite apprenti sorcière s'amuser à faire le tour de l'entre du démon. On aurait dit une enfant qui jouait avec sa planche Wicca. Mais je ne m'y trompais pas, elle était bien plus puissante qu'elle ne le semblait. Moi, appuyais contre le chambranle de la porte, les bras et les jambe croisés, j'observais en silence. Pas besoin de jouer aux devinettes. Je sentais, très bien, que ce qui était caché ici était bien trop puissant pour un seul d'entre nous. Nous aurions peut être une chance en faisant équipe et en unissant nos forces. Quelle bestiole es-tu encore allé chatouiller John ? Putain… Quel tête de con ce mec. Il est pire que moi pour aller emmerder les démons. Après, il faut dire que la dernière fois, j'étais revenu avec le déguisement de Jasmine – ce qui avait beaucoup plu à John.

Après que Jason est fini de jouer les professeurs, et par la suite les présentations. La mini sorcière montra la zone du planché immaculé – comme si un vaisseau c'était posé au milieu d'un champ – je remarquais, alors, que cela formait un cercle bien défini. Pas de brûlure, pas de poussière, pas d'herbes qui ressort du planché. Bizarre, effectivement.

Alors que Jason souhaitais honoré la mémoire de mes consoeurs, je n'eu pas la même patience. Dans un calme perceptible, je défonçais le planché d'une boule d'énergie. A cet endroit, apparu un puit. On aurait dit qu'il avait été creusé avec les mains. Il n'y avait pas eu de magie utilisée pour le creuser. Il y avait du sang le long de la paroi, qui était très irrégulière. Mais le plus impressionnant, c'est qu'il ne semblait pas avoir de fond.
Mirabaï Cehleste
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Lun 8 Avr - 20:11
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John Constantine

Pouvoir constater les choses est une idée que tout un chacun se trouve être capable, les comprendre et les analyser… Voilà tout autrement un point qui manque à certains. Je n'étais certes pas le meilleur dans ce rôle, encore moins après m'être fait violemment considérer comme un simple pantin ; pourtant tout portait à croire que, dans ce quatuor magique, c'était moi qui allait le plus en baver. Attention, jamais je n'ai regretté aucun de mes actes. Pas depuis "ce soir". Mais le sujet n'était pas là. Tous savaient ce qu'ils avaient à faire. Observer, chercher, comprendre, trouver même avec un peu – beaucoup – de chance. Moi, je restais dans mon coin quelques minutes, fumant, tentant de chercher au fond de mes poches quelque chose pouvant arrêter mon sang de couler. Rien. Des clopes, une carte, une boîte… Rien de vraiment utile. Sans compter que j'avais perdu mon briquet. Pour le coup, je ne pouvais rien faire d'autre que de les regarder et ressentir le mélange de haine, d'incompréhension, voir même de lassitude qu'ils ressentaient à mon égard. Allez-y faites vous plaisir. Le mieux pour vous aurait été quoi ? Affronter Veronica seul ? Chacun de son côté ? Ou pire encore, la laisser faire car elle et ses potes se seraient trouvés bien trop puissant pour vous, pour nous. Tant que nous sommes là, il y a encore un moyen de gérer les choses. Mais il faut faire vite. Présentations faites, simagrées inutiles et ô combien fatigantes, je porte les yeux au ciel, tout en poussant un soupir blasé. J'ignorais si June m'avait entendue, quand à sa "seconde partie", elle, le savait que nos liens ne pourraient jamais être aussi intéressants pour elle que pour moi. Ou plutôt, que, quoiqu'elle fasse, je réussirais encore et encore à l'empêcher de diriger le monde. Ou je ne sais quoi encore. Ce fut en partie la rouquine qui débloqua les choses en trouvant une partie de la maison qui s'était trouvée sous mes pieds durant quelques minutes.
 
Troublé par la voix de Jason, mon regard se posa sur le druide. Sérieusement ? Lui ? L'hôte d'un démon ? Etre capable de se faire prendre à un jeu aussi stupide que celui-ci ? Riant entre les dents, je constatais sommairement que l'ironie du moment ne laissait de place qu'à peu de palabres inutiles. Mirabaï, alors qu'elle s'approchait de Jason, m'offrit une gifle des plus violentes. Ma petite brunette était jalouse ? Voilà un bien vilain défaut que j'ignorais chez elle, et que je n'allais pas tarder à user jusqu'à la corde ! Ce n'était pas un sort, mais plutôt une manière étrange que d'user de ce flux d'énergie qui grandissait en chacun de nous, la puce sauta, arrachant en partie la nuque du druide. Hum. La pièce ne me plu que moyennement lorsqu'elle atterrit entre mes mains. A sa place ? Ecrasant le reste de ma clope brûlante sur la partie non couverte de ce mélange de peau et de chair, un léger bruit s'éleva. Vu l'état de la technologie utilisée, Jason ne risquait plus grand-chose désormais. Jusqu'à la prochaine fois tout du moins.
 
A bonne distance j'observais le trio qui s'était approché de la maison délabrée. Après avoir trouvée le plancher "cerclé", ce fut au tour du maître du passe-passe de jouer les apothicaires de seconde zone. Il n'était pas encore l'heure du thé. Mon regard se porta alors sur ma belle brunette, apparemment, l'odeur de souffre et de sang ne lui avait pas non plus échappé. Pour tout dire, une sorcière qui ne reconnaît pas l'odeur des flammes et des corps calcinés sur un bûcher… Ce serait ironique n'est-ce pas ? Dévoiler les ombres passées m'avait pas mal fatigué, et je n'aurais pas été contre un bon verre de gin, une clope, et des draps propres. Ouais, je vieillissais à vu d'œil. Merde ! Jason est reparti dans ses explications. Point noir chez les druides, ils nous balancent toujours un wagon d'informations. Quoique, une fois n'est pas coutume chez lui, ses explications pourraient bien nous servir à quelque chose.

 
- L'idée se tient. Je la connais assez bien pour savoir de quoi elle est capable. Ce truc n'est pas là pour faire beau… Donc on va éviter de…
 
Aurais-je eu le temps de finir ma phrase que ça n'aurait pas changer grand-chose. Mirabaï… Toujours dans la précipitation fit exploser le plancher qui recouvrait le puit. Aussi banal soit-il, paraissant ne pas avoir de fond. Toutefois, ce ne pouvait être que ça. Quelque chose n'allait pas. Une odeur montait, une sensation d'effroi qui ne cessait d'augmenter. Puis un cri. Un cri atroce, ignoble, nous vrillait les tympans. Merde ! De la mandragore. Ce puit contenait des centaines de mandragores qui hurlaient leur souffrance. Veronica en faisait pousser des milliers, ceci n'en était qu'un infime partie. Tombant à genoux, les oreilles commençant à saigner, liant mes mains, je créais une chose qui me permettrait de régler le soucis d'une manière… Expéditive. Non, les démons n'ont pas le monopole des flammes infernales. A une différence, que je fis comprendre à Jason – ou plutôt à son invité démoniaque – que moi, je pouvais garder la bouche fermée ! Une gerbe de flammes apparue, puis, quittant mes mains, s'enroula contre les parois du puits. Le temps sembla perdurer dans une bulle stationnant entre deux instants, puis ce fut le silence. Allongé sur le sol, je m'allumais une nouvelle clope, plus proche de la mort que de la vie…
 
- Mirabaï, fais-moi plaisir… La prochaine fois que tu veux faire éclater quelque chose, arrange-toi pour que ce soit les boutons de ta chemise, d'accord ?
 
Sans doute aurais-je droit à une magistrale baffe provenant des tréfonds de sa colère, soit non. Pour l'instant, alors que je me relevais et observais mes compagnons d'infortune, je me tournais vers Jason. Non ne devions pas être très loin de Proctor's Ledge. La nuit ne tarderait pas à tomber, ce qui me faisais penser que, dans quelques heures à peine, cet endroit serait infesté de démons, de fantômes, voir même de créatures bien moins agréables à fréquenter. Impossible de s'y téléporter directement, Salem possédait encore trop de mauvais souvenirs en son sein, et même si les héros et autres magiciens se trouvaient connus par la majorité des gens… Finir sur un bûcher n'était pas une fin honorable. Car oui, je comptais mourir avec un certain honneur. La tête sur les jambes de ma belle sorcière par exemple. Avant de partir, mon pied percuta quelque chose, mon briquet ! Après l'avoir ramassé, je pris la direction de Proctor's Ledge
 
* *
*
 
Sarcasme mit à part, c'était quoi ce truc ? Une blague ? Un arc de cercle en pierre, un arbuste planté au milieu, et quelques noms gravés sur des stèles… Merci la gueule du mausolée. Respect tout de même pour les femmes qui ont perdues la vie ici. Sans réellement le montrer, j'imaginais assez mal l'état de Mirabaï devant un tel spectacle. Pour l'Enchanteresse c'était autre chose, elle ne semblait guère motivée à mourir. Bref. C'était donc ici que nous pourrions trouver les réponses à nos questions, et peut-être même, un portail vers Victoria. Même si je n'y croyais que moyennement. Peu de visiteurs aujourd'hui. Le mausolée ouvert, ça devait grouiller de monde, de curieux, de fans de sorcières, de films pour midinettes… De badauds ! Mais là, non. Mon cerveau se mit à grouiller d'informations. Calculant à voix haute j'entrepris de faire les cents pas.

 
- 1692… 18… Proctor's Ledge… Juin… Cercle vicieux… Tentacules… Là !
 
Mes propos semblaient sans queue ni tête, enfin, jusqu'au moment où je disparu de leur vue. Pas de portail magique, ni même de flammes sortant du sol pour ouvrir un chemin vers les enfers, quelque chose de beaucoup plus simple, presque enfantin. Une modification de l'espace connu. Interdiction de s'approcher de trop près des stèles, tu m'étonnes ! De l'autre côté, je faisais face à un immense château, ressemblant presque à celui de Bràn, mais en plus glauque avec des statues bien trop vivantes pour ne pas l'avoir étés… Repassant la tête par les fluctuations, des petits cercles entouraient mon cou tandis que je m'adressais à l'équipe.
 
- Prenez vos appareils ! Le paysage est vraiment superbe de ce côté !
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Mer 10 Avr - 19:48
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June Moone
Et ils arrivèrent. Tel des policiers grassouillets appâtés par une promotion dans un magasin de donut. Tant de dévotion pour combattre des créatures visqueuses et diaboliques. Les motivations de chacun étaient plutôt clair, sauf peu être pour l'homme possédé. Il arriva vers moi en débordant d’explications. J’étais envieuse des personnes avec une mémoire suffisante pour souvenir de chose aussi peu inintéressante que l'utilisation des plantes. Je ne dénigre pas leurs efficacités, juste que si j'ai le choix entre me souvenir des ingrédients pour marabouter des petits-pois ou faire exploser un démon d'une seule boule de feu, je vais essayer de me rappeler la seconde formule. Sans y parvenir bien sûr...

En tout cas, il émanait de lui une odeur de plante aromatique entêtante. Pas vraiment désagréable, mais pas vraiment l'odeur que l'on pourrait attendre d'un homme mur affrontant la crise de la cinquantaine. Cela dit, j’étais bien placé pour savoir qu'on ne peut pas toujours être sur son 31 quand ont « travail », ou même sentir le denier parfum aphrodisiaque et viril que tente de vendre les publicistes. Il s’adressa à moi après un acte magique modeste. Pour se présenter. Jason Blood. J'en restais sans voix. Même après qu'il m’ait confirmé qu'il n'avait pas choisie un nom de raper pour compenser son âge après des jeunes femmes impressionnable. En continuant à me parler, il monta énormément dans mon estime. Pas parce qu'il me dit de me méfier de Constantine, ça c’était évident. Pas parce qu'il me conseilla de me fier à la magnifique sorcière. Non simplement parce qu'il ne s’ajouta pas à la liste des personnes de confiance. Son honnêté me toucha. Je lui adressais un sourire. Rien d'extravagant, mais suffisant pour me faire mal aux muscles de mon visage que je n'utilise pas beaucoup. Depuis que je connais Constantine, ce sont plus mes muscles faciaux de rage qui fonctionnent. Je pourrais tracter un camion avec.


*Il est mignon... Et l'humain aussi.*

L'enchanteresse profita qu'il s’éloigne pour prendre la parole. Encore une fois pour dire des choses inutiles. C'était sans doute un magillon qui avait volé trop près du soleil avant de se faire attraper par un démon et l’Escroc profitait de lui. Je me retournais pour regarder le décor de la maison pendant qu'ils s’occupaient du piège. Heureusement que l’enchanteresse n’était pas là sinon, elle aurait tout fait sauter. Il ne restait plus grand chose à voir. A coté de moi, une petite étagère presque intacte avec une assiette décorative posé dessus. Elle était fissurée et ébréchée, mais elle tenait debout. C’était presque miraculeux. Puis vint l'explosion.

*Oui ! Enfin, on avance ! Elle, je l'aime beauc.... aaaAAAAAAARGH !*

L'apparition subconsciente de ma tourmenteuse tomba au sol en hurlant et en se tenant les oreilles. Je n'entendais rien de spécial, pourtant les autres semblait aussi être affecté par une attaque sonore. Du sang sortait des oreilles de Constantine et après vérification, des miennes aussi. Bordel de merde !

*Fait quelque chose... Fait cesser le bruit... !*

Je connaissais à paniquer quand aucun sort ne revint dans ma mémoire. Comme un sort qui fait jaillir des flammes des mains par exemple. En tout cas les trucs dans le puits furent désintégré. Des mandragores sûrement. Pourquoi j'arrive à me souvenir facilement de choses que j'ai vu dans Harry Potter ??

Plus tard, nous nous dirigions vers la ville. J'étais plus silencieuse que d'habitude, si c’était possible. Pire, j’étais chagriné. Pas à cause de Constantine cette fois, mais à cause de moi-même et de mon incapacité à faire quelque chose. L’enchanteresse n’était plus là, mais je savais qu'elle reviendrait bientôt me réclamer de la libérer. On arrivait à ce qui ressemblait à une attraction pour touriste. Celui qui nous avait embringués là-dedans chercha un moyen de nous foutre encore plus dans la merde en tentant de trouver une entrée. Il fut rapide à y parvenir pour finalement nous sortir une réplique dont il avait le secret.



"Oh, laisse moi deviner, un château dans un plan démoniaque. Du vu et revu, je parie. Allez, pousse toi, qu'on en finisse, j'ai une potion sur le feu moi."


Je l’écartais de mon chemin pour pénétrer sur le domaine de l'ennemie et... Effectivement absolument rien d'original. Je poussais un soupire de désespoirs devant tant de manque d’imagination provenant des démon.
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Dim 28 Avr - 22:47
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Jason Blood

Jason ne s'était absolument pas attendu à ce Mirabaï, probablement celle qu'il aurait décrite comme la plus modérée des mages de cette improbable assemblée, plonge sur la solution pragmatique et brutale pour solutionner la question du piège laissé par Delacroix. L'intensité de sa projection noya de lumière les recoins les plus sombres de la maison abandonnée, projetant sur les murs le contour éphémère des silhouettes de June et Constantine tandis que le druide, lui, levait les mains pour se protéger les yeux. Un pareil étalage de puissance destructrice éveilla aussitôt l'intérêt d'Etrigan, aussitôt prompt à changer d'hôte.

Disons-nous adieu pour toujours ; c'est dès lors après elle que je cours ! Un pantin de chair si pressé d'agir, rien ne saurait me faire plus plaisir...

Avant qu'il ne puisse répondre, le britannique sentit, capta, et reconnut, tous les avertissements possibles de ce qui attendait, sous le plancher, qu'on le découvre avec impudence. Un piège simple, dépourvu d'aura magique, mais redoutablement efficace. Jason regretta instantanément d'avoir sollicité si tôt le peu de ressources dont son corps était pourvu. Il n'eut pas le temps de lancer le moindre avertissement, ni même de porter les paumes à ses oreilles dans une pitoyable tentative d'atténuer la tourmente qui s'annonçait, et se retrouva presque sans s'en rendre compte à terre, hurlant de douleur sans que sa propre voix ne couvre la plainte tortueuse des mandragores. La tentation de céder la place au démon pour qu'il fasse cesser le vacarme monta chez le mage, à un niveau qu'il géra malgré tout, aidé par la présence de son compatriote. Lâcher la bride au général infernal n'aurait été qu'un soulagement de courte durée, puisque Constantine se serait empressé de renvoyer Etrigan en cage avant qu'il ne commette la moindre atrocité.
Des flammes, jugées de piètre qualité par celui qui les commandait, nettoyèrent heureusement sans délai le conduit de toute présence végétale. Assourdi par les hurlements aiguës, le trentenaire joua de la mâchoire, bailla pour chasser les acouphènes, et consulta le reste du groupe avec attention.


Everybody alright? Demanda-t-il d'une articulation un peu pâteuse, avant de distinguer son compatriote plaisanter avec sa morgue habituelle pour dédramatiser la situation.

Always the charmer, mate... Il est plaisant de voir que tu sais garder tes priorités en tête, mon ami. Grinça intérieurement celui qui, malgré son ton ronchon, ne s'offusqua pas outre mesure de la remarque du fumeur.

Une toilette spartiate plus tard, le quatuor d'arcanistes avait ôté le sang qui maculait ça et là ses tempes. Aucun traumatisme durable n'était à déplorer. Jason avait de son côté profité de ce moment près de la rivière pour en plus se rafraichir la nuque, et apaiser la douleur que l'arrachage de sa puce lui avait laissée. À la dérobade, il glissa un regard vers les chaussures peu adaptées à la marche que portaient la rousse, et envisagea de lui suggérer d'aller acheter autre chose que des pantoufles d'intérieur. L'ambiance générale, peu portée sur la convivialité (même entre John et Le Forlon, pourtant apparemment très proches) le dissuada d'aller au bout de son idée. Sa timidité naturelle acheva de le convaincre de rester à sa place. De toute façon, il ne connaissait pas tant que ça cette jeune femme, et n'avait pas de raison de se montrer si prévenant (peut-être même aurait-elle mal pris sa sollicitude ?). Le druide estima que June opterait d'elle-même pour un changement de chaussures, ou subirait son infortune en silence. La prochaine destination du groupe, de toute manière, ne les exposait pas à plus d'un quart d'heure de marche. Le britannique préféra savourer ces minutes de saine promenade à retrouver les décors familiers de la ville, à sourire aux éléments qui n'avaient pas changé, et à découvrir avec joie la nouveauté qui s'inscrivait à Salem. Le Masachusetts ne lui avait jamais paru aussi beau. Mentalement, Etrigan continuait de déployer des salves d'argumentaires tendancieux pour que son hôte le transfère à Mirabaï, et ne se découragea pas de se heurter à un mur d'indifférence ; quoique impatient, le démon pouvait tenir des mois sans se lasser.

D'un pas ralenti, Jason ajusta son allure sur celle de la brune, exploitant la marche à pied pour prendre des nouvelles de son aînée. Au moindre signe de caméra, il lui fallait discrètement détourner le visage pour empêcher A.R.G.U.S. de le localiser via leur logiciel de reconnaissance faciale, chose qui ne rendit pas la conversation très fluide.


Vous avez l'air... Un couple en pleine visioconférence les croisa, téléphone portable à la main. ... En forme. Termina-t-il, après avoir fait semblant de s'attarder sur la devanture d'un magasin. Veillant à ce que John n'entende pas, il reprit : Au moins assez pour oser fréquenter l'homme le plus agaçant de toute l'Angleterre, voire de la Grande-Bretagne. J'en conclus que vous vous portez bien.

L'humour lui avait manqué. Il ne s'en rendit compte qu'au moment où cette petite boutade avait franchi ses lèvres. Le druide crut sentir comme un rayon de soleil caresser sa peau trop longtemps restée à l'ombre d'un cachot, uniquement exposée à l'humour poisseux, froid et rance de Waller. Son uniforme de l'escadron suicide lui collait à l'épiderme, comme pour lui rappeler ce qui l'attendait une fois cette excursion terminée : un travail, sérieux et important, mais qui avait graduellement tenté de gommer son humanité. Cet effet insidieux de son appartenance à l'escadron ne lui sautait aux yeux que parce qu'il voyait à présent comment le monde réel lui apparaissait, sans le filtre d'A.R.G.U.S. Les autres membres de l'unité X n'ayant pas à lutter contre la présence d'un démon dans leurs pensées, ils géraient certainement mieux que le mage de la verte Albion l'avilissement psychologique qui pesait sur leur épaules (la plupart souffraient d'un ou plusieurs troubles mentaux les immunisant à la dépression). Curieux de savoir si Mirabaï avait tenté d'initier Constantine à la mécanique, le guide touristique prépara sa question, avant de reconnaître le décor qui se profilait à l'horizon. Dans le creux d'une légère butte, en plein quartier résidentiel, un recoin de nature avait été préservé, pour servir de mémorial à dix-neuf femmes. L'heure tardive expliquait probablement le faible nombre de visiteurs. La sobriété et le manque de beauté architecturale dans l'empilement grossier des stèles avait également dû jouer en défaveur de l'attractivité du site, ce qui constituait en l’occurrence un hasard heureux. Mieux valait en effet qu'un minimum de passants circulent sur Gallow Hill, où chaque branche grinçait avec malveillance, et où les plantes se teintaient toutes de nuances sinistres. Le Mal sortait presque du sol, en ce point de la ville.

Pragmatique à l'extrême, le meneur de la troupe s'empressa de rechercher la moindre trace d'activité surnaturelle récente, secondé par l'impatiente rousse, qui n'attendait que ses indications pour foncer vers la suite des événements. Jason, lui, s'attarda sur les stèles, qu'il lut de loin. Une par victime de la chasse aux sorcières. Il inspira à fond, solennel. Ses yeux effleurèrent le visage de la brune, sans oser s'attarder sur le détails de son expression ni chercher à capter son attention. Il préféra ne pas la dévisager, ne pas lui donner le sentiment de la croire fragile au point de s'attendre à ce qu'elle vive mal la vue du mémorial, et revint vers le monument, vers son ressenti propre. Une pensée, crispante de culpabilité, lui mordit les entrailles avec plus de virulence que la pire des répliques d'Etrigan.


Dressera-t-on aussi des stèles à Norfolk, en mémoire de mes victimes ?

Cette considération le renvoya brutalement à sa tourmente passée, à la solitude d'une faute qu'il ne pouvait rejeter sur personne d'autre. Il imagina les rangées de plaques commémoratives, trois centaines de blocs comportant un nom et deux années, le tout formant un site aussi imposant que le poids de la responsabilité qu'il portait dans le massacre. La moitié du groupe au moins avait déjà traversé le voile du portail localisé par Constantine, mais lui resta quelques secondes à se griffer doucement les jambes, le souvenir du hurlement des blessés tournant en boucle dans ses oreilles. Incapable de supporter plus longtemps ce rappel, le britannique fonça tête baissée au travers du portail.

Un magnifique château en pierres sombre, édifice imposant à l'ossature trop odieuse pour avoir été conçu par un esprit sain, se dévoila en un instant à celui qui venait de quitter le monde des mortels. Le vacarme sourd et lointain des enfers, la rumeur de damnés en pleine lamentation, cueillit le visiteur trentenaire aux tympans, alors même que la chaleur impossible du royaume s'attaquait à la surface de son corps. Le plus terrible endroit où finissaient les âmes des impénitents s'étendait à perte de vue, désert, brûlant, monochrome, et pourtant surchargé de vies misérables luttant pour une milliseconde de répit. L'organisme de Jason mit quelques secondes à s'acclimater à ce nouvel environnement. Une acclimatation qui prit la forme d'un changement d'entité aux commandes – chose qu'il aurait pu anticiper, s'il avait su que le passage dressé sur le monument aux mortes menait droit au royaume des démons. Inopinément remis aux rênes, le militaire de retour sur son sol de prédilection sourit de joie, une expression carnassière étirant à l'impossible les lèvres du corps de son hôte. Remplacée par du noir, la sclère autrefois blanche du druide s'enflamma d'iris rouges, et ses muscles grincèrent sous son derme à mesure qu'ils se contractaient, pareils à des lanières de cuir humide qu'on continuerait d'étirer bien au-delà du point de rupture.


De retour parmi les miens, et pour tomber sur quoi ? L'édifice d'un félon marquis. Grogna le gradé avec une intonation ne taisant pas son mépris pour la structure qu'il désignait d'un index noueux. Orias est le soutien de cette Delacroix ; c'est sa forteresse que voici. Décréta celui qui savait reconnaître sans faille chacun des repères des résidents notables de son monde.

Traquer Veronica et collaborer avec l'homme au trench coat ne figurait cependant pas parmi les priorités du fils de Belial, qui perdit pour le fort voisin toute forme d'intérêt. Il fit s'incliner la tête de Jason pratiquement à l'horizontal et claqua deux fois des mâchoires, assez vite pour qu'un œil humain peine à distinguer le mouvement des crocs. Une lente inspiration dilata les narines de son vaisseau de chair, qui fixait désormais exclusivement la plus jeune membre du groupe avec intensité.


Petite mortelle à l'odeur délicieuse, cède ta place à ton amie pernicieuse. Je veux l'entendre librement discourir, elle qui n'a pas encore poussé un soupir. Sa magie fleure l'ancien et le nouveau : c'est un parfum humain, mais aussi de caveau. Décrivit le rimeur avec une poésie toute relative, sa main baladeuse s'approchant grossièrement du visage de June sans prétendre vouloir la toucher.

Que les deux amants aillent explorer le château de l'astrologue et neutralisent une sempiternelle menace à leur petit monde de mortels ; Etrigan convoitait autre chose, qui se trouvait pratiquement dans le creux de sa paume. Peu lui importait de déjouer les plans d'un marquis infernal sans ambitions réelles (pour aller chercher une mortelle et lui offrir du pouvoir en échange de son allégeance, Orias ne devait plus avoir le moindre allié prêt à le seconder dans sa quête d'influence) ; le temps où des sorciers encapuchonnés se réunissaient pour l'interroger sur les mystères des étoiles était révolu, ses légions avaient été réduites à quelques dizaines de démons trop lâches pour le trahir et trop faibles pour être récupérés par d'autres individus de premier plan. Par pur dédain, le général infernal se refusa à livrer bataille au détenteur d'un ost si risible et pathétique ; l'entité habitant l'artiste méritait largement plus son attention.

Mais le maître du zodiaque, lui, ne dédaignera pas une occasion de s'en prendre à nous. Et qui te dis que Veronica Delacroix n'a pas reçu l'aide d'un démon plus puissant, qui l'a aidée à se faire nouvelle maîtresse du territoire d'Orias ? Intervint le druide, réduit à une petite voix dans la tête de son corps investi par des forces démoniaques.

Mouché par cette théorie crédible, Etrigan s'attarda, au moins assez longtemps pour savoir si le marquis avait effectivement été destitué de sa province, ou si un adversaire plus intéressant comptait surgir au côté de la tentaculaire.


__________
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Jeu 5 Sep - 17:48
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Mirabaï Cehleste
Mon petit tour de magie avait réveillé des créatures assez désagréables : des putains de mandragores. Leurs cris, perçant nos oreilles. Même le son était strident, il ne m'atteignait pas comme les autres. Car pour une sorcière le cri de mandragore est une douce musique aigre, qui me faisait juste tourner la tête. Même si je n'en utilisais que rarement, je connaissais son effet sur toutes autres personnes, qui les entendait. Et j'imaginais à quel point cela était désagréable, lorsque je vis John allongé à terre en piteux état, les oreilles saignantes. Comme à son habitude il avait fait du zelle et c'était retrouvé presque à l'agonie suite à son incantation et son petit tour de flamme.

Je vu une once de sentiment d'inquiétude dans le regard de Jason, lorsqu'il demanda si tout le monde allait bien. De mon calme olympique, malgré l'énervement provoqué par John, je m'appuyais contre le pan de mur le plus proche de moi, et baissa les yeux avec un petit hochement de tête pour répondre à la question de mon ami. Le regard dans le vide, je ne réfléchissais plus, j'étais comme déconnecté.
 
John n'avait en aucun cas perdu sa répartie. Au vu de sa requête, pour les boutons de ma chemise, je lui tirais la langue telle une gamine. Je n'étais pas d'humeur ni coquine, ni joueuse. J'étais plutôt agacée et dérangé par cette odeur de sang et de souffre qui réveillé un peu trop de douloureux souvenirs pour moi. Une baffe de plus pour son sarcasme ? Non… je crois que je n'en avais même pas le courage.
 
- Tu sais quoi ? Va te faire foutre… (lui dis-je, lassé de toute envie)

Un petit tour au bord de la rivière qui coulait juste à côté de la maison des horreurs, profita à tous. Même moi, je pris le temps de me rafraîchir. Non, que j'en avais besoin, mais juste pour essayer de me remettre les idées en place. Mais quelque chose me perturbais toujours et je n'arrivais toujours pas savoir quoi.
 
*  *

*

 
Nous nous dirigions vers Proctor's Ledge. J'étais toujours dérangé. Quelque chose n'allais pas. Mais quoi ? Je n'arrivais pas à mettre la main dessus. Le long de notre trajet, vers le mausolée des sorcières, Jason pris un pas plus calme pour se joindre à moi. Ça faisait un moment que nous n'avions pas discuté tout les deux – parce que j'étais pas mal occupé à courir dans tout les sens, ces temps-ci. Je ne pu retenir d'éclater de rire en entendant mon ami prononcer ses mots :

- Vous avez l'air...... En forme.
Au moins assez pour oser fréquenter l'homme le plus agaçant de toute l'Angleterre, voire de la Grande-Bretagne. J'en conclus que vous vous portez bien.


- Disons que je ne suis pas à plaindre. Il ne me fait pas peur, au contraire. Et je m'amuse plutôt bien avec lui. Quelque part, j'ai trouvé une personne qui me correspond et surtout qui n'a pas peur de ce que je pourrais faire, sur un coup de colère. Et ça, ça me plais bien…


Arrivé devant l'arche de pierre, je ne pu aller plus loin. Au centre de ce lieu, il y avait eu mes sœurs qui avaient donné la plupart leur vies, pour que certaine d'entre nous ai la vie sauve. Je ressentais toujours la douleur de ses malheureuses, elle était encore un peu trop présent dans la terre. Je restais appuyé sur l'une des pierres du cercle et regardais mes coéquipiers avancer plus loin que je ne le pouvais. Je ne m'étais même pas rendu compte que John avait disparu, jusqu'à ce que sa tête "flottante" refasse surface juste en face de moi à seulement quelques mètres de là où je me trouvais. Il avait apparemment trouvé une porte. Nous invitant à le rejoindre avec son air joueur - comme à son habitude lorsqu'il était fier de lui – je m'autorisais, enfin, à faire un pas sur le mausolée.
 

A peine avais-je passé la porte, la vue sur le château me submergea. Je connaissais cette endroit, mais il était loin dans mes souvenirs – comme si il faisait partie d'une autre vie, mais pas de la mienne. Ma tête se mis soudain à tourner et je ne sais comment je perdis l'équilibre et me retrouvé sur le cul la vue complètement brouillée. Une vague de magie, de je ne sais où, venait de me percuter sans que je la sente arriver. Je me sentais nauséeuse et incapable de bouger ou même de parler. Tout à coup, je sentis le sang remonter le long de mon oesophage et sortir de ma bouche tel un jais puissant. J'avais le goût du sang et des cendres dans la bouche, mais ma gorges ne me brûlait pas.
 

Je ne comprenais pas. Des images, plutôt des souvenirs, de tortures me submergèrent. Il y avait eu dans cet endroit des choses que l'on devrait plutôt cacher. Mais pour une fois ce n'était pas la douleur des autres que je ressentais, mais la mienne. Et je me mis à hurler et à pleurer comme une enfant. Je ne sus pourquoi…
Mirabaï Cehleste
Mirabaï Cehleste
The child of the witch

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Sam 7 Sep - 20:58
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John Constantine
Alors voilà, nous étions dans ce monde infernal. Sauf qu'il n'y avait pas de flammes sortant du sol, des lacs de lave et des démons partout, jouant avec des âmes damnées enchaînées à des arbres morts. Et non, ici, ce n'était pas l'enfer. C'était… Une dimension parallèle, une de celle que l'on ne peut pénétrer que lorsque nous sommes assez proche des mondes magiques. Pourquoi je devais expliquer ça en fait ? Peut-être parce que j'aimais entendre ma propre voix dans ma tête. Ca doit être ça oui. Au bout de quelques secondes, nous étions enfin réunis. Ce fut June qui pénétra en première. Ou plutôt en seconde. June oui, mais pas l'Enchanteresse. Paradoxe ultime, cette forme ne nous avait pas rejoint. Peut importait ce qu'il s'était passé, concrètement, me passer de cette dernière aussi folle que puissante, me parut être une chose non négligeable. Par contre, ce fut un sourire aux lèvres et les mains dans les poches que je pris avec amusement la réflexion de la rouquine. Puis, comme de bien entendu, je ne pu faire autrement que lui répondre.
 
- Tu t'attendais à quoi ? R'lyeh ? Avec comme message de bienvenue sur une porte incompréhensible mais visible – car non euclidienne, un texte faisant la part belle à Cthulhu ?
 
Sans avoir le temps de réagir, le bruit de la peau qui craque, mélangée à une odeur de souffre que je connaissais que trop bien, me fis tourner la tête. Voilà ce que je craignais – ou pas en fait –, Etrigan avait prit le pas sur Jason. Tant qu'il restait dans son coin et qu'il ne tentait pas de me cramer les miches, ça allait le faire. Le démon n'était pas du genre très sympathique, voir même désagréable. Néanmoins, le monde qui nous entourait évoluait alors que nous venions de tous nous y trouver. Le paysage bougeait au fur et à mesure que nous respirions, telle une peinture qui se voyait effacée et repeinte à l'infinie, mais toujours d'une manière différente. Des couleurs ocres aux variations de gris, des nuages laissant parfois place à trois soleils orangés. Voilà ce qui nous apparaissait. Journée classique dans un monde démoniaque classique. A un point près. Quelque chose m'échappait. Ce n'était pas elle qui créait ça, pas plus que le propriétaire des lieux. Ni l'un ni l'autre ne possédait ce genre de pouvoirs. Pour preuve, je vis, alors que Mirabaï tombait sur le sol, vomissait du sang, une paire d'yeux jaunes qui disparurent à l'instant même où les miens les virent.
 
En une fraction de seconde, j'étais à ses côtés, l'accompagnant dans sa douleur, quoique incapable d'agir directement sur ces maux, seules mes paroles auraient pu avoir un minimum d'impact sur la femme que j'aimais. Approchant ma bouche de son oreille droite, et fermant les yeux, je lui susurrais quelques mots, une poignée de propos pour la calmer. Hypnotisant la brune que j'aimais, je veillais à la soulager de sa souffrance. Claquant des doigts, je me relevais et retournant vers la rouquine et le démon, je repris la parole. Non sans garder en tête la paire d'yeux qui me paru bien commune et surtout… Connue. Saloperie de chat ! Si je ne me trompais pas, ils étaient donc deux maintenant. Et puis quoi encore ? Après la vieille cinglée à tentacules, le sale gosse ? Fate n'était jamais là lorsqu'on en avait besoin.

 
- Quelqu'un à de la nourriture pour chats sur lui ? Car nous ne sommes plus seuls ici… (Pour ajouter le geste à la parole, des squelettes sortirent du sol.) Voici le comité d'accueil. June, tu trouvais le château "too much" ? Je doute que l'on puisse faire pire.
 
Entourés par plusieurs dizaines de squelettes, toutes armées jusqu'aux dents – pour celles qui en avaient encore –, je ne pouvais que sourire. Entre Etrigan qui ne manquerait pas de prendre la tangente pour servir ses propres intérêts dès qu'il le pourrait, la rouquine avec ses potions qui lui pétait plus souvent à la gueule qu'à lancer des sorts convenables et Mirabaï… Nous n'étions pas vraiment dans de sales draps. Ces créations, car oui, ce n'était nullement de vraies squelettes, ces dernières ne pouvant se lever sans un nécromancien qui se respecte… Servaient d'occupation. Non mais pour le coup, si c'était un test pourri, je rejoignais June sur le fait que là, on se fichait clairement nous. Les réponses ne devaient pas être loin, et soit on se fichait clairement de nous, soit on nous occupait pour pas grand-chose. Ouvrir des portails dans cette dimension n'aurait pas servit à grand-chose. Mes pouvoirs ne servaient à rien ici. Les trois autres les tiraient d'une malédiction, ou d'une ascendance quelconque, ce qui faisait que, si mes craintes étaient fondées, les rendaient bien plus puissant. Pour terminer sur ces squelettes armés, les orbites vides brillaient d'une lueur folle. Le nécromancien, si tant est qu'il y en ait un, ne devait pas se trouver très loin.
 
- Moi je vais à la chasse au chat, on se retrouve plus loin. (D'un clin d'œil, je disparu de la vue de tous, un sort simpliste, et pourtant très utile.) Au fait, si vous voyez un chat, n'hésitez pas à lui couper les oreilles…
 
Un peu plus loin, assez pour que les squelettes ne fassent plus attention à moi, je tentais de distinguer ce qui nous entourait. Quelques collines, le château, des murailles, des pieux sanguinolents, rien de bien superbe. Où te caches-tu sale gosse ? Ne me force pas à te faire sortir de ton trou à grands coups de pieds dans le cul. La maison hantée ne me manque pas et je préfère vraiment les clopes aux sucettes…
John Constantine
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Dim 15 Sep - 16:08
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